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par Karine Husson
«J’avais besoin de changement. un matin, j’ai vu une offre d’emploi à Fermont et, sur un coup de tête, j’ai appliqué.»
Cette candidature, Jérôme l’avait presque oubliée quand on l’a convoqué en entrevue quelques jours plus tard. « Je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. Mais c’était un beau défi, avec de très bonnes conditions, en lien direct avec ma formation en maintenance industrielle.»
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Crédit photo: Marc Couture
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L’entrevue avait lieu à Montréal. Jérôme a donc foncé sans avoir vu sa future destination professionnelle, à 1 200 km au nord de son Estrie natale...
Du haut des airs Son premier contact avec la région de Caniapiscau, Jérôme l’a eu quelques semaines plus tard, à travers un hublot. «À perte de vue, c’était la nature sauvage: la forêt, les lacs, les rivières... Pour un maniaque de plein air, ça ressemble pas mal au paradis.» Une impression que partagent d’ailleurs plusieurs de ses amis venus lui rendre visite depuis. «Quand j’ai quitté Sherbrooke, ils ne comprenaient pas mon choix. Mais quand ils débarquent ici, ils n’en reviennent pas de l’espace et, surtout, de la liberté qu’on a. La plupart m’envient. Ils voudraient rester plus longtemps ! »
Une carrière qui prend son envol Le poste que Jérôme a obtenu en 2005, c’est celui de contremaître mécanique dans l’une des plus grandes entreprises au monde. Située à 17 km à l’ouest de Fermont, la mine de Mont-Wright appartient à ArcelorMittal, numéro un mondial de la sidérurgie. Présent dans plus de 60 pays, ce géant emploie 300 000 personnes. Pour les jeunes comme Jérôme, dotés d’une bonne formation, les possibilités d’avancement sont donc très intéressantes. «C’est une entreprise en constante évolution. Ça bouge, c’est stimulant et il y a des possibilités de partir à l’étranger», ajoute ce dernier. Il y a quelques mois, le jeune cadre a d’ailleurs été promu au poste de coordonnateur d’entretien.
Bonheur imprévu À l’origine, Jérôme prévoyait travailler seulement quelques années à Fermont. Il voulait mettre des sous de côté, puis faire le tour du monde. La vie en a décidé autrement. «Je suis venu ici pour faire de l’argent. Je ne m’attendais pas à trouver aussi ma perle...» Une perle prénommée Annie, que Jérôme a rencontrée un an après son arrivée. Depuis, le petit Mathias est venu agrandir la famille qui comptait déjà Émy, la grande fille d’Annie.
Le jeune papa constate aujourd’hui que Fermont est un endroit de rêve pour élever des enfants. «Il y a de la place en masse, ils peuvent jouer dehors et circuler sans qu’on soit inquiets. Et puis ce ne sont pas les activités qui manquent, avec la piscine, l’aréna, le lac, les équipes d’athlétisme... »
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